La promesse de l’aube

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Description du produit

À l’aube de la vie, le narrateur se fait une promesse : ces années qui l’attendent, il les déposera aux pieds de sa mère pour réparer toutes les souffrances qu’elle a endurées. Il tâchera de combler tous ses désirs et de compenser par la gloire les humiliations que cette Russe immigrée, seule et sans un sou, a dû subir pour pouvoir déposer avec fierté, tous les jours, le bifteck du déjeuner dans l’assiette de son fils unique et adoré, ne se réservant que le gras de la cuisson.
Avec admiration, humour et lucidité, ce fils fait le récit de leur parcours de la Pologne à la France.
 
Un roman autobiographique qui s’appuie sur un langage poétique d’une grande pudeur, est un élan prolongé d’amour. De la carrière militaire et diplomatique de Gary à sa réussite littéraire en passant par ses rapports humains, tout est vu à la lumière de l’amour de cette mère au caractère entier, émouvant, mais également envahissante et insupportable.
Au seuil de sa vie, le narrateur aura donc respecté son serment, mais la vie, elle, n’aura pas tenu parole, ne comblant jamais le vide que l’absence de cette mère formidable aura laissé dans la poitrine du héros.
 

« Tu seras un héros, tu seras général, Gabriele D’Annunzio, Ambassadeur de France, … tous ces voyous ne savent pas qui tu es !
Je crois que jamais un fils n’a haï sa mère autant que moi, à ce moment-là.
Mais, alors que j’essayais de lui expliquer dans un murmure rageur qu’elle me compromettait irrémédiablement aux yeux de l’Armée de l’Air, et que je faisais un nouvel effort pour la pousser derrière le taxi, son visage prit une expression désemparée, ses lèvres se mirent à trembler, et j’entendis une fois de plus la formule intolérable, devenue depuis longtemps classique dans nos rapports : – Alors, tu as honte de ta vieille mère ? »
 

Biographie de l’auteur
Romain Gary, né Roman Kacew à Vilnius en 1914, a été élevé par sa mère qui plaça en lui de grandes espérances.
Pauvre, il arrive en France à l’âge de quatorze ans et s’installe avec sa mère à Nice. Après des études de droit, il s’engage dans l’aviation et rejoint le Général de Gaulle en 1940.
Son premier roman, « Éducation européenne », paraît avec succès en 1945 et révèle un grand conteur au style rude et poétique. La même année, il entre au Quai d’Orsay.
Grâce à son métier de diplomate, il séjourna à Sofia, New York, Los Angeles et à La Paz.
En 1948, il publie « Le grand vestiaire », et reçoit le prix Goncourt 1956 pour « Les racines du ciel ».
Consul à Los Angeles, il quitte la diplomatie en 1960, écrit « Les oiseaux vont mourir au Pérou » et épouse l’actrice Jean Seberg en 1963.
Peu à peu ses romans laissent percer son angoisse du déclin et de la vieillesse.
En 1980, Romain Gary fait paraître son dernier roman, « Les cerfs-volants », … avant de se suicider à Paris en décembre.
 

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